Trois vocations
Clinique, recherche et information
Fondé en janvier 2005, le Centre ménopause-andropause Outaouais a pour principale mission de faire reconnaître les bienfaits multiples des hormones sexuelles pour le bien-être et la santé humaine. Il a une vocation clinique, une vocation de recherche ainsi qu’une vocation d’information.
- 1CliniqueAfin que davantage de femmes aient accès à l’hormonothérapie féminine bio-identique, prescrite « avec art et science », Dre Demers donne de la formation auprès des médecins et des autres professionnels de la santé.
- 2RechercheLa recherche sur les hormones sexuelles et l’hormonothérapie bio-identique est au cœur des activités du Centre. Dre Demers a élaboré trois projets de recherche d’envergure ; une fondation, ou d’autres sources de financement, permettrait de les réaliser.
- 3Information« Savoir, c’est pouvoir. » Dans un domaine où l’information est souvent déficiente, contradictoire et alarmiste, le Centre veut que les femmes et les médecins aient accès à une information hautement crédible, au fait de l’ensemble des connaissances scientifiques.
Un accès aux soins débordé
Depuis la parution du best-seller Hormones au féminin : Repensez votre santé, en avril 2008, le nombre de demandes de consultation médicale est rapidement devenu exponentiel et ingérable. Les bienfaits des hormones féminines demeurent trop souvent méconnus des médecins, faute d’une formation suffisante sur le sujet — mais un nombre grandissant de professionnels demandent à être informés.
La clinique a fermé ses portes en juin 2022
Fondé en 2005, le Centre a mis fin à ses activités cliniques privées le 1er juin 2022. Dre Demers poursuit toutefois son travail de formation, de recherche et de plaidoyer. Aux personnes en recherche de soins, elle recommande de trouver un médecin ouvert à l’hormonothérapie féminine bio-identique — ils sont de plus en plus nombreux.
Informer, pour faire évoluer les pratiques
Nous avons institutionnalisé une peur maladive des estrogènes, ces hormones qui sont pourtant l’essence de la féminité et de la vie elle-même. Contre cette désinformation, l’information crédible est la première arme.
- →Conférences et médiasDepuis 2006, Dre Demers donne des conférences pour la population générale et la communauté médicale. Elle collabore aussi avec différents médias : radio, télévision, journaux, magazines et Internet.
- →Quatre ouvragesLe best-seller Hormones au féminin (2008), fondé sur plus de 1 000 articles scientifiques ; Le mythe de la vitamine D (2013) ; Hormones féminines et cholestérol (2022) ; et Prévenir et traiter le cancer du sein (2024). Voir les publications →
- →Devenir membreFemmes, hommes et professionnels de la santé sont invités à devenir membres pour accéder à une information critique, crédible et même inédite.
Un combat pour la reconnaissance
« Nous devons nous impliquer, personnellement et collectivement, pour faire bouger les choses. » Depuis 2010, Dre Demers milite pour que l’hormonothérapie féminine bio-identique soit couverte sans exception par la RAMQ, plutôt que considérée comme un « médicament d’exception ».
- 2010
Une pétition à l’Assemblée nationale
À la suite d’une conférence de Dre Demers à Sorel-Tracy, Christine Bouchard, acupunctrice et ex-ambulancière paramédicale, initie une pétition pour que les hormones féminines bio-identiques soient couvertes par la RAMQ. D’autres femmes s’y joignent : Marie Vanier (Ph.D. en neuropsychologie), Francine Bergeron (femme d’affaires) et Louise Sauvageau (pharmacienne retraitée). Déposée par Bernard Drainville en septembre 2010, la pétition n’amène aucun changement du ministre de la Santé, Yves Bolduc (décision rendue en octobre 2010).
- 2014
Des lettres au gouvernement
Depuis 2014, Linda Croisetière et Dre Demers militent ensemble. Le 19 novembre 2014, chacune écrit au premier ministre Philippe Couillard et à une vingtaine de personnalités politiques ; la lettre de Dre Demers est cosignée par 19 médecins. Un dossier est ouvert par Luc Castonguay, sous-ministre adjoint au ministère de la Santé et des Services sociaux, qui renvoie la décision à l’INESSS.
- 2015
Le refus de l’INESSS
Le 23 juin 2015, dossier scientifique à l’appui, Linda Croisetière et Dre Demers demandent à l’INESSS de reconsidérer sa décision. En décembre 2015, la demande est rejetée : pour les femmes, seules des hormones non bio-identiques — aux risques connus — sont couvertes, alors que l’hormonothérapie masculine bio-identique (testostérone bio-identique) est, elle, couverte sans restriction, bien qu’elle soit plus chère et moins étudiée. C’est, selon Dre Demers, du « sexisme hormonal », fondé sur un mépris injustifiable des hormones féminines.
Malgré ces échecs répétés, le combat se poursuit et n’est pas vain. On remarque une plus grande ouverture des médias envers l’hormonothérapie féminine, et il est aujourd’hui plus difficile de faire peur aux femmes : plusieurs, mieux informées, ne se laissent plus berner. Dre Demers en est convaincue — dans un avenir rapproché, nous raisonnerons enfin en santé des femmes.
